19 Mai 2014

Oubliez la ruée vers l’or 2.0

E-marketing, E-marketing et réseaux sociaux, Expertise de l'agence Pullseo 5 commentaires

Chez Pullseo, nous aimons combattre, tant que possible, les abus de langage et les idées reçues. Une fois encore, l’idée n’est pas de se poser en « sauveur » ou en « super-héros » du web mais simplement de rappeler que rien n’est miraculeux ou simple sur le web (sinon, nous n’aurions plus de travail…).

Cette semaine, nous nous permettons un petit rappel qui semble plus qu’utile…un projet sur le web ça se réfléchit et ça se travaille  !

L’investissement définit les possibilités de retour

investir son temps dans le projet webLorsque l’on monte un projet sur le web (site internet, application, réseau social…) il est nécessaire de bien réfléchir à ses objectifs et à ses besoins. Et se poser les bonnes questions, pour obtenir les bonnes réponses, cela prend du temps. C’est le premier investissement nécessaire pour mener à bien un projet sur le web…le temps.

Vous pouvez sortir tout l’argent que vous voulez pour promouvoir votre projet, si celui-ci n’a pas été mûri il est quasiment voué à l’échec. Sans compter que le temps va être de plus en plus nécessaire pour mettre en place votre projet et le faire grandir, plus ou moins rapidement.

Cette maturation nécessite donc, avant tout, du temps, du bon sens, une énorme dose d’analyse et, si possible, une bonne expertise des domaines liés au projet. A ce moment, votre seul investissement, qui est déjà énorme, aura été votre temps. Mais celui-ci sera récompensé par les chances de succès de votre projet.

Par la suite, un véritable investissement financier (nous parlons ici de plusieurs milliers d’euros minimum) peut s’avérer nécessaire. Mais au moment de cet investissement, le projet est, normalement, bien ficelé.

Et surtout, si les « success story » du web vous font rêver,  n’oubliez jamais que, derrière elles, il y a une histoire et des hommes bien particuliers…

Quelques études de cas

FacebookDerrière Facebook il y a Mark Zuckerberg, un développeur talentueux qui a su tirer son épingle du jeu au bon moment (même si on peut le soupçonner d’être chanceux et d’avoir peut être volé une partie du projet de ses petits camarades…). Mais sans ses connaissances de développeur, et un certain culot, Facebook n’aurait jamais été ce qu’il est (et n’aurait jamais été surestimé à son introduction en bourse…).

meeticPour Meetic, c’est Marc Simoncini, un jeune entrepreneur (ancien développeur de logiciels) qui, apparemment, débordait d’idées et revendait déjà sa première entreprise à 22 ans. C’est grâce à ses idées et ses fonds disponibles qu’il a pu lancer Meetic à un moment où, en Europe, le marché de la rencontre sur Internet était jeune et que la concurrence était quasi inexistante. C’est grâce à cela, mais aussi en cherchant à attirer avant tout les femmes sur le site pour obtenir une parité, que Meetic est devenu le leader européen de la rencontre. Et pour le rester, il n’a cessé d’évoluer de façon à garantir ses résultats, et donc ses rentrées d’argent.

instagramDans le cas d’Instagram, racheté récemment 1 milliard de dollars par Facebook, nous avons deux jeunes gens présentant une certaine expérience. Un marketeux sorti de Stanford, Kevin Systrom, et un designer / ingénieur, Mike Krieger, lui aussi diplômé de Stanford. Ils ont alors monté un premier concept avant de lancer le développement d’Instagram grâce à une petite levée de fonds de 500 000$ (voilà qui a pu aider aussi…). Et d’après leurs propres mots, le succès provient aussi de l’assiduité et la ponctualité au quotidien.

Les exemples de ce genre sont légion sur Internet…mais derrière eux, il y a toujours des gens compétents et qui, surtout au début, ne comptent pas leurs heures. Et là, nous ne citons que les « dirigeants », mais il y a fort à parier qu’ils se sont bien entourés et que les « petites mains » dont on ne parle jamais ne sont pas étrangères au succès de ces « start-up ».

Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier

oeufs dans le meme panierComme pour toute entreprise (au sens large du terme) le succès ne peut reposer sur un seul critère. Sur le web, il ne faut pas compter sur un seul et unique vecteur pour rentabiliser son projet. Ainsi, il est nécessaire d’établir une stratégie de communication profitant, au minimum, de plusieurs leviers web (ex : référencement naturel, liens sponsorisés, réseaux sociaux…). Et bien qu’une communication uniquement web pourra être suffisante au départ, il deviendra nécessaire de passer à une stratégie multi-canal à un moment ou à un autre.

Ainsi, vous ne pouvez pas compter sur un seul levier pour garantir le succès de votre projet. Si votre projet est sur une pente ascendante, il sera forcé d’évoluer pour fonctionner et être rentable. Et de fait, la communication devra évoluer en même temps que lui.

Les pépites ne sont pas plus grosses sur le web

chercheur-or.comVous l’aurez compris, on ne fait pas fortune du jour au lendemain sur le web. Rappelez-vous que les cas de fortunes durant la « véritable ruée vers l’or » étaient rarement fortuites. Ceux qui ont fait fortune avaient souvent des moyens pour exploiter des vrais filons. Les personnes manquant de moyens ou de connaissances, et qui se contentaient de petits tamis au-dessus de la rivière, n’avaient souvent que quelques petites pépites. Ces pépites, comme les petits projets web, peuvent arrondir les fins de mois mais elles ne vous permettront jamais d’être « riche ».

Une fois encore, un projet durable sur le web ça se travaille. Bien que l’investissement financier puisse être, au départ, plus léger que sur d’autres entreprises « physiques », il n’en reste pas moins que le temps investi sera souvent égal, voire supérieur.

Et n’oubliez pas que, si les connaissances dans le domaine du web vous font défaut, vous pouvez faire appel à des professionnels. Ils sont là pour ça.

Sources des images : Iconfinder, Chercheur-or.com, Ludocortex

5 commentaires pour “Oubliez la ruée vers l’or 2.0”

  1. Créer un site rentable says:

    Attention aux désillusions en effet, et elles sont nombreuses sur le web lorsque l’on y prend pas garde.

    Tous les professionnels ont déjà reçus des demandes abracadabrantes auxquelles il est préférable de ne pas répondre, ce qui prouve bien que beaucoup croient encore au père Noël.

    Un projet web, c’est une idée, une réflexion, puis un cahier des charges avec des contraintes et des objectifs.
    Et parmi ces objectifs, comment rentabiliser le site et le transformer en entreprise viable. Cet article site des géants du net, mais c’est valable quelle que soit la taille du projet.

    Il faut impérativement intégrer en amont la stratégie de visibilité / commercialisation, car elle conditionne le développement. Lorsque ce n’est pas fait, on cours généralement à la catastrophe car il est ensuite trop tard, à moins de faire exploser le budget.

    Il faut bien garder à l’esprit que les coût les plus importants ne sont généralement la création du site, mais les sommes nécessaires à son fonctionnement les années suivantes. Quand on a compris ça, on a tout compris.

    Combien de sites mis en ligne ne disposent plus d’aucun budget une fois lancés ? Combien de propriétaires de sites pensent attendent les premières commandes et pensent que les clients vont arriver tout seuls ?

    A bon entendeur.

  2. Elise says:

    Snif, moi qui souhaitait devenir un chercheur d’or du Web 2.0. Je ne me contenterais peut-être que de quelques pépites…

  3. Clémence says:

    Cet article semble faire écho à http://www.webmaster-lyon.fr/referencement-lyon/creation-site-lyon/ruee-vers-lor.html en le contredisant
    Mais en fait il s’attaque surtout aux marchand de rêve, qui vendent des ebooks du type « devenez millionnaire grâce à votre blog en deux mois » ! Effectivement, ce type d’escroquerie doit être signalé, et les choses remises en perspective, comme le fait cet article !

  4. jyg says:

    @Clémence : je ne connaissais pas cet article (merci pour la découverte) mais je ne pense pas que nos articles soient réellement en contradiction. C’est simplement que l’un a une vision plus…positive que l’autre :).
    Cela étant, Google peut (ou plutôt pouvait) être vu comme un nouveau Far-West au début. Mais comme dans l’histoire de cet ouest lointain, beaucoup y ont laissé, et y laisseront, des plumes pour très peu de grands succès.
    Les autres s’en sortiront sans grande fortune ni grosse perte. En somme, ils auront une existence paisible.

  5. Tony says:

    C’est sur que la possibilité de trouver des pépites d’or de nos jours n’est plus ce qu’elle était. Les désillusions sont multiples entre les personnes qui ont des concepts qui ne tiennent pas la route ou alors totalement irréalisables. Le plus farfelu des messages que j’ai reçu : « bonjour, c’est possible de faire un mélange de Facebook et Youtube avec un petit budget ».
    A non, il y a plus farfelu. Véridique, quelqu’un qui n’y connait rien dans le web souhaitais concurrencer Google et être plus pertinent que Google. Mais bien entendu cette personne n’avait ni de compétences techniques, ni même de connaissances SEO pour comprendre comment fonctionne un moteur de recherche.
    Ceux qui croient encore qu’on peut débarquer dans le web sans connaissances et réussir assez facilement se mettent le doigt dans l’oeil.

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