29 Jan 2013

Nous parlons à Google

Expertise, Formations, Référencement naturel, Référencement naturel de l'agence Pullseo 5 commentaires

Voilà un titre racoleur et énigmatique mais néanmoins intéressant. Est-il possible de parler directement à Google pour l’amener à mieux référencer son site Internet ? Difficile à dire, mais c’est une théorie qui circule de plus en plus. Petit retour sur cette théorie.

Comment peut-on parler à Google ?

appel-googleLorsque l’on évoque le fait de parler à Google, il n’est évidemment pas question d’appeler Matt Cutts, Larry Page ou Sergey Brin. En fait, la théorie veut que l’on communique directement avec le moteur en lui-même, l’algorithme dans la machine. Rassurez-vous, aucune des personnes ayant participé à cet article n’a perdu la tête et nous ne sacrifions aucun animal, ni aucun humain, pour communiquer avec le dieu Google.

Cette théorie intitulée « Je parle à Google » est plus ou moins dans l’inconscient collectif de chaque référenceur. Cependant, la première personne ayant, à notre connaissance, utilisé cette expression est le gagnant du dernier concours SEO Sentimancho, Yann.

En fait, le principe veut qu’en utilisant les outils et services mis à disposition par Google nous communiquons avec le moteur et nous lui apportons toujours plus d’informations. Et, bien utilisé, cela serait bénéfique à l’indexation, voire au référencement du site Internet.

Par quoi passe donc cette communication ?

Parler à Google - Google TalkEvidemment, le premier élément permettant de parler à Google c’est le sitemap. Ce fichier XML permet d’informer Google de toutes les pages présentent sur son site, ou des plus importantes selon les cas, et de lui donner la liste des URL à parcourir. Mais si la théorie s’arrêtait là, cela n’aurait aucun intérêt.

En fait, parler à Google signifie que plus on utilise des services fournis par le moteur, plus celui-ci disposera d’informations pour connaître et comprendre votre site. Ainsi, le fait d’utiliser Google Analytics est un moyen de parler à Google. Ce n’est pas juste un outil pour suivre son trafic mais bien une série d’informations supplémentaires envoyée au moteur. De même, le fait d’envoyer un flux produit dans Google Shopping, bientôt payant en France, serait un moyen d’améliorer l’indexation de son site et, potentiellement, son référencement. Et tout cela, c’est sans compter l’utilisation d’un compte Google+ ou la mise en place d’une campagne Adwords.

De fait, on parlerait tout le temps à Google sans même s’en rendre compte. Mais cette théorie est-elle bien crédible ? Le fait d’avoir un compte Analytics permet-il d’améliorer son référencement ?

La communication envers Google passe-t-elle réellement par ses outils ?

analyse donnees googleSoyons clair, il est difficile d’affirmer cette théorie avec des preuves matérielles. A notre connaissance, aucun test n’a été mené pour permettre d’affirmer cela et c’est compréhensible. En effet, si le fait de parler à Google est envisageable, la complexité de cette communication est telle qu’il est impossible de la démontrer clairement.

L’utilisation que Google peut faire des données récoltées par ses outils est forcément complexe et l’éventuelle analyse se base sur plusieurs niveaux de lecture. Ainsi, si un simple fichier XML est une information brute, les informations récupérées par d’autres outils vont être nuancées. Par exemple, les statistiques d’un site enregistrées grâce à Analytics sont analysables de plusieurs façon selon le type de site, le contexte, les types de requête… Et pour chaque outil les différents niveaux de lecture existent.

Cela étant, il y a fort à parier que Google n’a pas mis en place tant de services et outils par pure philanthropie. Bien sûr, les outils et services ont permis d’attirer les webmasters et de proposer plus de résultats aux internautes. Certains outils ont aussi pour objectif de générer directement du chiffre d’affaires (comme Adwords et Google Shopping par exemple). Mais pourquoi une entreprise comme Google, dont l’objectif est avant tout de récupérer, traiter et structurer l’information du web, ne se servirait pas de toutes les données de ses outils dans son processus d’indexation ?

Par contre, si nous parlons à Google, il faut prendre en compte que cette parole n’est pas prise comme argent comptant mais bel et bien décortiquée, analysée et interprétée.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Sources des images : Taxi Driver – Iconfinder

5 commentaires pour “Nous parlons à Google”

  1. SitinWeb says:

    C’est aussi ce que j’ai lu sur plusieurs articles, même si le titre était moins « direct » les personnes affirmait parler à Google via ses outils mis à disposition gratuitement dont G+ qui n’a pas été évoqué dans l’article.

  2. Pierre says:

    C’est clair que c’est bien racoleur !! :p

    C’est vrai que finalement, on a tous plein d’outil pour parler à Google, outils qu’il met lui même à notre disposition, mais comme tu le dis, la difficulté est plus dans le faite de traiter et comprendre ce qu’il nous dit au travers des outils

    ps: sympa l’image avec MC au bout du fil, je pensais être le seul a avoir son numéro de tel ;)

  3. Le site pour avoir des gros biscoteau says:

    C’est assez intéressant comme réflexion. Je pense que toutes choses cité peuvent envoyé un signal à Google mais je pense pas que ça joue un rôle essentiel.

  4. Raucaz says:

    « Mais pourquoi une entreprise comme Google, ne se servirait pas de toutes les données de ses outils dans son processus d’indexation ? »
    Tout simplement parce qu’éthiquement elle se doit de ne pas être accusée de conflit d’intérêt en portant plusieurs casquettes trop ostensiblement: moteur de search et régie pub.
    Parce que sa situation monopolistique pourrait lui coûter cher si elle était prouvée.
    Parce que contractuellement les données relevées par GA et GWT pour un site donné sont privées et ne peuvent être exploitées par le demi-dieu GG…
    Mais cela dit on est en wild wild America et tout reste possible!

  5. Kaféine says:

    Ca m’étonnerait beaucoup que Google utilise des données Analytics pour évaluer un site, vu comme il est facile de fausser les stats (provoquer de faux chargements de pages, etc). Après pour les autres services comme AdWords et G+ c’est évident qu’ils sont pris en compte pour l’évaluation des pages.

    Mais pour moi la vraie façon de parler à Google c’est les rich snippets. Ca c’est vraiment construit pour communiquer de l’information au niveau sémantique: je suis l’auteur de cette page, mon entreprise s’appelle X, n personnes y travaillent, son siège est à l’adresse Y, etc.

    D’ailleurs ca va surement se retourner contre les webmasters, un beau jour ceux qui les remplissent consciencieusement retrouveront toute l’info sur le knowlege graph et réaliseront à ce moment là que les gens n’ont plus aucune raison de venir sur leur site. Et ils pleureront contre le méchant Google, alors que c’est eux-mêmes qui lui auront fourni de quoi se passer d’eux.

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