28 Mai 2014

Il est temps de passer à Analytics Universal

Expertise, Google Analytics, Statistiques de l'agence Pullseo 3 commentaires

Voilà plus d’un an maintenant que Google Analytics propose sa version Universal en bêta pour les plus téméraires. Mais depuis un mois maintenant, cette version est disponible en version stable et complète. Nous nous sommes donc décidés à y passer pour voir ce que cette version, qui remplacera définitivement l’Analytics classique en 2015, proposait au final.

Paramétrer le fonctionnement de base d’Analytics

parametrage-sessionsC’est une des principales évolutions que propose Google Analytics Universal : modifier la base même de son fonctionnement via la modification du temps de référence d’une session. Ainsi, jusqu’à maintenant, Google Analytics considérait par défaut qu’une session, ou visite, restait active pendant 30 minutes. Cela signifie que, si un internaute vient sur votre site, part et revient dans un intervalle de 30 minutes, il ne sera considéré que comme une seule et unique session.

Ainsi, si l’on considère que les sessions de ses visiteurs sont plus longues, ou plus courtes, on peut les paramétrer, dans l’interface d’administration, de façon à obtenir un compte de session considéré comme plus « juste » d’après son propre référentiel. De même, il est possible de paramétrer les durées des campagnes pour que ces dernières ne génèrent plus de remontées dans Analytics, au-delà d’un certains nombre de mois.

Cependant, la modification du temps de session pose un problème. En effet, ce temps de session était jusqu’à maintenant une référence qui permettait, globalement, de percevoir les augmentations et baisses de trafic d’un site mais, aussi, de comparer des sites d’un même secteur utilisant Google Analytics. À partir d’aujourd’hui, ce ne sera plus possible puisqu’il faudra prendre en compte l’éventuelle modification de la session pour savoir si les chiffres sont réellement intéressants ou non… Voilà qui parait compliqué.

Exclusion de sites référents et de mots-clés

exclusion-sites-referentsUne autre évolution importante de l’Universal, c’est la possibilité d’exclure certaines sources de trafic comme des sites référents ou des mots-clés. Ainsi, si l’on ne souhaite pas comptabiliser le trafic issu de l’un de nos domaines ou d’un autre, il suffit de le renseigner dans l’interface d’administration de Google Analytics.

De même, si vous souhaitez enregistrer votre trafic sans prendre en compte certains mots-clés, comme votre marque par exemple, il suffit là aussi de l’indiquer dans l’interface d’administration. Cependant, il est à noter que l’exclusion de sites référents et l’exclusion de mots-clés ne seront pas traitées de la même façon.

En effet, l’exclusion de sites référents fera disparaitre purement et simplement le trafic issu de ces sites. Par contre, le trafic issu des mots-clés exclus sera transformé en trafic direct.

Ainsi, et bien que l’on puisse comprendre l’intérêt d’une telle fonction, nous préférons déconseiller son utilisation. Il vaut mieux utiliser des filtres ou créer des segments et rapports personnalisés, pour ne pas perdre ce trafic, plutôt que de faire appel à ce système d’exclusion. Mais cette fonctionnalité a le mérite d’exister.

Intégration de nouvelles sources naturelles

duckduckgoEn tant que référenceur, on a tous été confronté à la problématique de comptage du trafic issu des moteurs de recherche. Que ce soit des moteurs verticaux de Google, ou de petits moteurs exotiques, on se voyait obligé de créer des rapports personnalisés pour obtenir tout ce trafic naturel dans une seule interface. Voilà enfin que Google Analytics règle cela en permettant d’intégrer, à la main, des URL de sources de trafic naturel. De même, il est possible de retirer des sources qui pourraient être faussement considérées comme naturelles.

C’est donc ici un point intéressant pour les référenceurs et webmasteurs que nous sommes. À partir du moment où le suivi est paramétré, plus de questions à se poser. On sait que notre trafic naturel correspond bel et bien aux sources naturelles identifiées et c’est tout. Encore faut-il bien le configurer…évidemment !

Importation de données externes

import-donnees-perso-analyticsÉvidemment, c’est la principale évolution qui, à l’annonce d’Universal, a créé son petit buzz. Universal permet en effet d’importer des données externes à l’outil en lui-même. L’exemple le plus courant va être celui de l’activation du suivi de campagnes d’achat d’espace hors des services et supports de Google.

Ainsi, il devrait être possible d’intégrer, tout comme pour Adwords, les données de coût de leur équivalent Bing, par exemple.

Pour se simplifier la vie : Google Tag Manager

google-tag-managerLe passage à Analytics Universal, c’est aussi le bon moment pour envisager l’utilisation de Google Tag Manager. Cet outil de Google permet de gérer facilement l’intégration de différentes balises dans le code HTML de pages sans pour autant avoir des connaissances techniques très poussées.

En effet, Tag Manager va générer une iframe que l’on devra intégrer sur toutes les pages de son site Internet, et ce sans exception. Mais c’est la partie la plus technique ! Pour le reste, tout se gère à partir de l’interface avec un menu relativement clair. Par exemple, vous pouvez générer le code Analytics, Universal ou encore classique pour le moment, à partir du numéro de votre profil (UA-XXXXXX) et l’intégrer dans l’iframe sans avoir à toucher au code. De plus, vous pouvez à partir de l’interface déterminer les règles d’activation du code, ou d’une partie de celui-ci, par ressource ou URL.

Mais Google Tag Manager ne sert pas qu’à cela puisque vous pouvez aussi l’utiliser pour intégrer d’autres codes pré-définis de Google (Doubleclick, Adwords) mais aussi des morceaux de code entièrement personnalisés. Mais ça, c’est une autre histoire…

Sources des images : Google Tag ManagerDuckDuckGoMIT AcademyBopDesign

3 commentaires pour “Il est temps de passer à Analytics Universal”

  1. Steve Mayenobe says:

    Bon article ! Il faut vraiment que je me décide à migrer, notamment pour l’avantage de pouvoir mesurer les actions d’un utilisateur sur toutes les plateformes qu’il utilise (mobile, tablette, ordinateur de bureau)

  2. Stéphane says:

    Bonjour,

    Petite coquille qui pourra faire peur à certain concernant tag manager : l’iframe c’est uniquement pour ceux qui ont désactivé le JavaScript sur leur navigateur :-) sinon c’est un .js classique .

  3. jyg says:

    @Stéphane : attention, ce que l’on intègre dans le code de la page c’est bien une iframe pour Google Tag Manager. Cela permet aux webmasters d’intégrer ce qu’ils veulent, dans cette iframe, via Google Tag Manager.
    Mais oui, le fonctionnement d’Analytics derrière passe toujours par un .js.

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