30 Mai 2012

Disparition annoncée de Google et Facebook

E-marketing et réseaux sociaux, Veille & nouveautés de l'agence Pullseo 5 commentaires

Chaque année, au moins un {économiste|marketeux|spécialiste du web} annonce la disparition programmée des géants du web. Certains le font clairement pour faire parler d’eux, d’autres semblent y croire. Chez Pullseo, on ne fait pas dans la prédiction mais on essaye d’analyser des faits. Voilà donc les faits qui font que ces « prédictions » sont difficiles à croire.

Le web : un contexte très particulier

Le web est un espace qui ne ressemble à aucun autre. Il est en constante évolution et il est très difficile de savoir ce que demain nous réserve. De plus, le web crée constamment de nouveaux marchés ou contextes du fait de sa capacité à évoluer très rapidement.

Ainsi, ce qui le rend si unique c’est :

  • l’interaction constante avec les internautes (le web façonne les internautes et vice-versa)
  • la réactivité lié aux technologies (en quelques semaines on peut totalement modifier un système et donc sa stratégie)
  • la visibilité que l’on peut acquérir (selon les cas, on peut obtenir une visibilité mondiale et la perdre en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire)

Ainsi donc, le web est un « marché » bien particulier et le fait de le comparer strictement aux expériences des marchés traditionnels est, à notre avis, une erreur.

Google et Facebook : précurseurs du web

Evidemment, Google et Facebook n’ont pas créé le web et d’autre avant eux ont tenté de mettre en place leur système (ex : Altavista pour les moteurs, les forums pour l’aspect pseudo social…). Mais Google et Facebook ont façonné le web d’aujourd’hui et c’est ce qui fait leur force.

bateau-googlePour le grand public, Google est le web. Il n’est pas qu’un simple vaisseau permettant de naviguer sur ce grand océan qu’est le web (qu’est-ce que c’est beau…) mais il est l’océan lui-même. Avec Google, on ne cherche pas, on trouve. Et le meilleur moyen de prouver à quel point la firme de Mountain View a réussi à imposer sa vision, c’est de constater qu’il est difficile pour chacun de nous de s’adapter à une autre ergonomie que la sienne dans la recherche.

Dans le cas de Facebook, c’est un peu différent. Le bébé de Zuckerberg est devenu plus qu’un site mais bel et bien un lieu de vie (certainement à tort, mais les faits sont là…). Sur Facebook, on a ses amis, ses photos, ses vidéos, toutes les informations que l’on veut, et même celles que l’on ne veut pas. Changer de réseau « central », c’est presque recréer une vie pour beaucoup d’utilisateurs. Que certains abandonnent Facebook par « indigestion » sociale, c’est possible. Que Facebook disparaisse, c’est moins sûr…

Des pieds d’argile très résistants

colosse Facebook et GoogleOn aime à comparer Google et Facebook à des colosses aux pieds d’argile. L’un des principaux arguments consiste à annoncer la disparition de Google et Facebook du fait d’une incapacité à suivre les futurs évolutions du web. Aujourd’hui, c’est difficile à croire, notamment dans le cas de Google qui porte de nombreuses innovations (HTML 5, les microdata…) même quand elles ne sont pas siennes. Certes il ne les a pas créé mais, quelque part, en les défendant, il leur donne leur lettre de noblesse et les diffuse auprès d’un public bien plus vaste.

Et quand ces mastodontes ne voient pas arriver une évolution, que font-ils ? Ils font chauffer la carte bancaire ! Parfois il y a surchauffe (suivez ce regard vers Instagram) mais ce n’est pas un problème pour eux car ils viennent de rattraper leur retard. Elle est pas belle la vie ?

A noter aussi que ces colosses investissent dans des secteurs complémentaires justement pour diversifier leurs avoirs. Ainsi, Google, pour ne citer que lui, a créé son propre navigateur et s’est lancé dans le mobile.

Google et Facebook ne vont donc pas disparaitre dans 5 ans ?

boule-de-cristalAttention, nous ne disons pas ça. Cela étant, les « prédictions » de disparition ne tiennent pas compte des contextes particuliers de Google et Facebook. En plus de la renommée et de l’argent dont disposent ces géants du web, il ne faut pas oublier les soutiens de la part des marketeux que nous sommes. En effet, tant que nous continuerons à travailler pour ces « plates-formes », en optimisant nos sites ou en créant des jeux concours par exemple, nous permettront aussi à ces mastodontes de rester « attractifs » aux yeux des internautes.

Il est donc important de prendre tous ces facteurs en compte :

  • L’habitude des internautes
  • La capacité de Facebook et Google à s’adapter {et|ou} à racheter les start-up qui innovent
  • Le soutien des marketeux que nous sommes pour acquérir et fidéliser

Ainsi, cette logique d’inter-dépendance de tous les acteurs du web fait qu’il est très difficile de prévoir ou non la disparition de Facebook et Google dans 5 ans, 8 ou 10 ans.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Facebook et Google sont-ils appelés à disparaitre ?

Source des images : Neyrat Nath, Iconfinder, Fotolia

5 commentaires pour “Disparition annoncée de Google et Facebook”

  1. Julien says:

    Autant je n’ai aucun doute pour Google dans les 5 prochaines années. J’ai par contre beaucoup plus de doute sur l’existence de Facebook car depuis l’introduction en bourse il n’ y a pas une journée avec une annonce sur le rachat d’un logiciel par Facebook (instagram ou opera) ou la creation d’un Facebookphone. Bref a trop de dissiper ils risquent d’y laisser des plumes et de voir les petit porteurs délaisser les actions….wait and see

  2. Rodrigue de creer un site says:

    Il semble évident surtout depuis l’entrée en Bourse de FaceBook, que nous ne sommes pas prêt de les voir disparaître, juste Evoluer.

    Article intéressant ;-)

  3. Jean Pascal Mathieu says:

    Intéressant. Dans la finesse de votre analyse, il ne vous aura pas échappé que je fais justement une distinction entre Facebook et Google, selon moi comme selon vous lieu de vie pour le premier et outil pour le second. D’un point de vue ethnographique, Facebook disparaîtra en tant que lieu social de référence (et restera sans doute en tant qu’annuaire) parce que c’est le lot des lieux sociaux de référence, et Google s’améliorera en tant qu’outil en multipliant ses univers de recherche.
    Pour un article écrit il y a plus d’un an pour faire parler de moi, entre les déboires boursiers récents de FB et l’échec jusqu’ici de Google+ qui confirme sa perception comme outil, c’est pas si mal, non ? Cordialement.

    Celui qui écrit pour faire parler de lui (ou peut-être pour partager ses points de vue. Comme vous?)

  4. lereferenceur avec un lien desoptimisé says:

    Je pense qu’ils ont encore de très belles années devant eux.

    Mais si l’un devait disparaitre avant l’autre je pense que ca serait Facebook.

  5. jyg says:

    @Jean-Pascal Mathieu : je ne pense pas que les déboires boursiers de Facebook (qui ne sont que la conséquence d’une entrée sur-évaluée) et l’échec, pour le moment, de Google + soient une confirmation de quoi que ce soit. Les échecs, comme les réussites, vont et viennent tout simplement parce que de nombreux essais sont menés par les deux plates-formes. Une fois encore, je pense qu’il est difficile de prévoir la disparition (sous quelque forme que ce soit) de ces géants du web.
    Quoi qu’il en soit, je suis heureux que cet article, et ma remarque un peu provocatrice je vous le concède, ait initié un débat qui ne peut être que passionnant. N’hésitez pas à continuer à donner votre avis (et surtout à écrire vos articles, ça me donnera encore l’occasion de débattre ;)).

    @lereferenceur : on a peur du Manchot ?

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